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Le photographe a perdu : le selfie d’un singe appartient au domaine public (un article sur rue89)
note d’un lecteur: 
" On devrait s’en inspirer pour toute l’économie. 

L’appareil a beau appartenir aux capitalistes, ce qui est produit avec l’appareil n’appartient pas aux capitalistes.
Si on veut traiter les prolos au moins aussi bien que les singes… “
Priceless!

Le photographe a perdu : le selfie d’un singe appartient au domaine public (un article sur rue89)

note d’un lecteur:

" On devrait s’en inspirer pour toute l’économie.

L’appareil a beau appartenir aux capitalistes, ce qui est produit avec l’appareil n’appartient pas aux capitalistes.

Si on veut traiter les prolos au moins aussi bien que les singes… “

Priceless!

Le ballon de la Coupe du monde fabriqué par des ouvrières payées 74€ par mois (un article Bastamag)
http://www.bastamag.net/Le-ballon-officiel-produit-par-des

Le ballon de la Coupe du monde fabriqué par des ouvrières payées 74€ par mois (un article Bastamag)

http://www.bastamag.net/Le-ballon-officiel-produit-par-des

➜ Signez la pétition du comité Stop TiSA !

"Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, par la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir.” - Aldous Huxley (Le meilleur des mondes, 1932)

Une agitation, savamment canalisée, est extrêmement utile aux socialistes parlementaires, qui se vantent, auprès du gouvernement et de la riche bourgeoisie, de savoir modérer la révolution; ils peuvent ainsi faire réussir les affaires financières auxquelles ils s’intéressent, faire obtenir de menues faveurs à beaucoup d’électeurs influents, et faire voter des lois sociales pour se donner de l’importance dans l’opinion des nigauds qui s’imaginent que ces socialistes sont des grands réformateurs du droit. (…)

Sur la dégénérescence de l’économie capitaliste se greffe l’idéologie d’une classe bourgeoise timorée, humanitaire et prétendant affranchir sa pensée des conditions de son existence; la race des chefs audacieux qui avaient fait la grandeur de l’industrie moderne disparait pour faire place à une aristocratie ultra-policée, qui demande à vivre en paix. Cette dégénérescence comble de joie nos socialistes parlementaires. Leur rôle serait nul s’ils avaient devant eux une bourgeoisie qui serait lancée, avec énergie, dans les voies du progrès capitaliste, qui regarderait comme une honte la timidité et qui se flatterait de penser à ses intérêts de classe. Leur puissance est énorme en présence d’une bourgeoisie devenue à peu près aussi bête que la noblesse du XVIIIe siècle. Si l’abrutissement de la haute bourgeoisie continue à progresser d’une manière régulière, à l’allure qu’il a prise depuis quelques années, nos socialistes officiels peuvent raisonnablement espérer atteindre le but de leurs rêves et coucher dans des hôtels somptueux” - Georges Sorel (Réflections sur la violence, 1908)

Détroit : l’agriculture urbaine, antidote à la désindustrialisation ?
(par Alter-Echos)

En marge pt. 3 La Brasserie de la Lesse, entreprise coopérative autogérée

➜ Autogestion / Coopérative : victoire des Fralib contre le géant Unilever
droit à l’alimentationhttp://www.fian.be/

droit à l’alimentationhttp://www.fian.be/

Pour être clair, ouvriers et employés qui forment la majorité de la population française ne consomment pas ou très peu; ils utilisent différents bien d’équipement. “Consommer” signifierait passer à un autre ordre de classe qui révèle un investissement gratifiant auquel la classe ouvrière n’a pas accès ou si peu, la consommation “libidinale, ludique, marginale” qui est l’apanage de la bourgeoisie et en partie des nouvelles couches moyennes. Les ouvriers et employés sont donc doublement exploités, dans la production, mais également dans la consommation: ils doivent consommer pour s’équiper afin de participer à la nouvelle organisation de la production (…)
“vivre de haine et de bière”, casser sa guitare sur scène et mourir à trente ans, ou, pour adopter une violence plus mielleuse mais redoutable, vivre en hippie sur le dos de ceux qui travaillent. Cette dernière figure illustre l’idéologie de la consommation absolue, qui consiste à consommer et jouir du travail de l’autre sans produire, avec tous les privilèges mondains que présente sa situation. Le beurre et l’argent du beurre.
La libéralisation progressive des mœurs autorise le nouveau marché du désir dont ces nouvelles couches moyennes constitueront la première clientèle, puis ce marché s’élargira, à la faveur de nouvelles “émancipations” promues par le marché. (…)
Et pendant ce temps le capitalisme, en détruisant les supports matériels de l’esprit républicain, “porte la guerre civile chez les pauvres”: l’affrontement qui naît de la promiscuité des cités ouvrières, entre le sous-prolétariat et le prolétariat, entre le travailleur immigré de l’intérieur et celui de l’extérieur, entre le chômeur et le travailleur. Tout est fait pour scotomiser la culture populaire, empêcher la reconstitution d’un front populaire. C’est le temps de l’incommunicabilité et de l’absence de toute médiation, celui des frustrés revanchards qui veulent leur part du gâteau: tout est prêt pour un nouveau fascisme. - Aymeric Monville, juillet 2013, présentation de “Néo-fascisme et idéologie du désir” de Michel Clouscard
http://www.no-transat.be/

(via benzaden)

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